Nouvelle approche de médecine régénérative et anti-âge basée sur le collagène alpha-1 simple brin pour l’induction de la néocollagénèse : expérience clinique et instrumentale d’une nouvelle formulation injectable polycomposée pour la régénération dermique
Luigi Di Rosa et al.
Résumé (Abstract)
Cette étude explore l’efficacité d’une nouvelle formulation polycomposée (KARISMA Rh Collagen® FACE, Taumedika Srl, Rome, Italie), contenant 200 mg/mL d’acide hyaluronique de haut poids moléculaire non réticulé (HMW-HA), 200 μg/mL d’un polypeptide recombinant humain de la chaîne alpha-1 du collagène de type I, et 40 mg/mL de carboxyméthylcellulose (CMC), en tant que traitement de médecine régénérative pour la régénération et le rajeunissement cutané.
Cette formulation associe l’acide hyaluronique non réticulé de haut poids moléculaire, le collagène recombinant humain et la carboxyméthylcellulose afin de stimuler la production de collagène de type I et d’améliorer l’hydratation cutanée.
L’étude a inclus 100 sujets présentant différentes conditions cutanées, répartis en trois groupes selon le vieillissement cutané, l’historique tabagique et la présence de cicatrices faciales, afin d’évaluer l’efficacité du produit sur la régénération cutanée et l’amélioration esthétique.
Le protocole comprenait deux injections de Karisma (2 mL par injection) à un mois d’intervalle, avec des évaluations réalisées à l’aide des questionnaires FACE-Q, du questionnaire SGAIS et des mesures instrumentales via le scanner cutané Antera 3D, aux temps suivants : avant traitement, à 30 jours et à 60 jours.
Les résultats ont montré une réduction significative de la rugosité cutanée et une amélioration globale de la qualité de la peau dans tous les groupes, sans corrélation avec l’âge des patients. Les évaluations subjectives ont également mis en évidence un haut niveau de satisfaction quant aux résultats esthétiques du traitement.
Les données analysées permettent de conclure que la formulation associant collagène simple brin, acide hyaluronique et carboxyméthylcellulose est capable de stimuler la réponse régénérative cutanée, avec des résultats significatifs in vitro et in vivo.
Cette nouvelle formulation polycomposée stimule efficacement la régénération de la peau, améliore sa qualité et sa texture, avec des bénéfices esthétiques clairement perçus par les patients et une faible incidence d’effets indésirables, représentant ainsi une avancée prometteuse en médecine régénérative.
Mots-clés : médecine régénérative, KARISMA, régénération cutanée, acide hyaluronique, collagène recombinant humain, carboxyméthylcellulose, rajeunissement cutané, Antera 3D, néocollagénèse.
1. Introduction
Au cours de la dernière décennie, la médecine régénérative a connu des avancées majeures, en particulier dans le domaine du traitement et du rajeunissement cutané. L’un des principaux obstacles à l’utilisation du collagène a toujours été son potentiel immunogène, rendant son profil de sécurité historiquement plus risqué que celui de l’acide hyaluronique.
Par le passé, le collagène d’origine bovine ou porcine présentait plusieurs limites, notamment le risque de réactions allergiques et d’infections potentielles telles que les encéphalopathies spongiformes. L’objectif de cette étude était donc d’évaluer, pour la première fois chez l’humain in vivo, les capacités régénératives et anti-âge d’une nouvelle formulation injectable à base de collagène recombinant humain, permettant de contourner les problématiques liées aux collagènes d’origine animale.
Le vieillissement cutané affecte à la fois l’épiderme et le derme, ce dernier étant le plus impacté. L’accumulation des dommages causés par les UV et les polluants environnementaux entraîne un amincissement progressif de la peau, l’apparition de rides, une perte d’élasticité et des troubles pigmentaires, regroupés sous les termes de chrono-vieillissement et photo-vieillissement.
Les rides et la perte d’élasticité sont principalement dues à l’atrophie progressive du derme et aux modifications de la matrice extracellulaire, notamment à la diminution du collagène. Dans la peau humaine, le collagène de type I représente 80 à 90 % du collagène total, tandis que le collagène de type III représente 8 à 12 %.
Cet article vise à analyser en détail l’efficacité d’une nouvelle formulation injectable polycomposée (KARISMA Rh Collagen® FACE) dans la régénération dermique.
KARISMA (désignée ci-après par la lettre « K ») contient :
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200 mg/mL d’acide hyaluronique non réticulé de haut poids moléculaire,
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200 μg/mL de collagène recombinant humain alpha-1,
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40 mg/mL de carboxyméthylcellulose.
L’association de ces composants vise à stimuler la production de collagène de type I, améliorer l’hydratation cutanée et soutenir la régénération épidermique. Des études in vitro ont démontré que le collagène recombinant humain alpha-1 présent dans K stimule fortement la synthèse de collagène, aussi bien dans les fibroblastes jeunes que vieillissants, avec une augmentation significative du TGF-β1, régulateur clé de la matrice extracellulaire et de la synthèse du collagène.
Le collagène recombinant utilisé est produit grâce à une technologie brevetée utilisant des vers à soie transgéniques, permettant une similitude de 99,9 % avec le collagène humain, sans potentiel immunogène cliniquement significatif.